Présentation des ateliers


Atelier #1, les murs, Bozier. Présentation, textes.


Atelier #2, StreetView, Flaubert, Bergounioux, Hodasava. Présentation, textes.


Atelier #3, Lycée absent ? Graff. Présentation, textes.


Atelier #4, Le banal explose à la figure. Kaplan. Présentation, textes.


Toutes les consignes. On peut aussi naviguer via le nuage de mots-clés sur le côté…


ateliers donnés par Joachim Séné, au groupe "Littérature et société"

de Michel Brosseau, professeur de Lettres au Lycée Jacques Monod de Saint-Jean de Braye

printemps 2014

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vendredi 23 mai 2014

L'album de musique

Il y a cet album de musique qui porte mon prénom, je ne connais ni le genre ni l'auteur mais il porte mon prénom. Je l'ai vu dans un kiosque en bas dans la rue, je ne connais pas mais je l'ai acheté. Pourquoi je ne sais pas, ça me perturbe, ça me déboussole il faut que je sache. Mon prénom je le porte parce que il reflète d’où je viens ou plutôt de qui je viens. Alors que signifie mon prénom sur cette pochette, une marque de fantaisie ? Mes camarades pensent que je suis trop paranoïaque et m’ont dit que si j'étais si perturbée à cette idée c'était parce que mon prénom était unique, et c'était peut-être le fait de lui enlever son originalité, qui au final me perturbait. En fin de compte ils ont sûrement raison, cette réponse logique m'a apaisée. 

On nous dit qu'il faut se démarquer, et que l'originalité est récompensée pourquoi alors faire des copier-coller de chaque chose unique pour au final qu'elles soient dépassées et mélangées à la masse ? Il y a des causes à ce copier-coller. Pour être fun. Pour être rebelle. Pour s'intégrer. Ou pour ne pas être rejeter, alors on confond l'originalité à la masse.

Djeka

Cette chanson

J'ai déjà entendu cette chanson. Un air que j'avais déjà entendu auparavant. La mélodie était tellement magnifique impossible de l'oublier mais me rappeler de son nom ça c'était toute une autre histoire. Cette mélodie me rappelait des moments flous de mon enfance dans la maison familiale. Impossible de me rappeler qui fredonnait ces refrains et ces couplets si joyeux et entraînants. Je me rappelle juste de l'enthousiasme de son interprète qui adorait cette chanson. Un ami de mes parents ? Mon père ? Ma mère ? Mon frère ou ma sœur ? Impossible de me rappeler qui. C'était incroyable c'était comme si j'avais perdu un bout de ma mémoire. C'était un petit peu effrayant je dois dire. Cette chanson me trottait encore et encore dans la tête cela en devenait pénible même insupportable.

Charlotte M.  

vendredi 16 mai 2014

Le self (1)

Le self, un bloc de béton, des tables, des chaises.

À l'heure de 12 h une masse de centaines de visages se collent les uns aux autres. Une machine en métal pour limiter le passage à la foule. En bas la circulation est vivace, des visages surgissent de part et d'autre. C'est une usine à produire la nourriture, les gens s'y bouscule. Ils sont enfermé dans un espace clos et ajouré ou la lumière rend aveugle. Des voix de partout, des airs de musique ou de simples paroles.

Pour y passer 10min, ¼ d'heure, ou pas.

vendredi 28 mars 2014

L’Histoire se retraçait devant moi

Ce mur est en béton recouvert de carrelage blanc, avec dessus un panneau publicitaire reflétant une lumière violette sur une affiche de festival musical.

Ce mur me rappelle une sortie dans une ruelle sombre, la sortie d'une boîte de nuit un peu sinistre. Des lueurs violettes pour accentuer ce côté dangereux. Mais une chose me distrait sur ce mur, il me semble voir une fenêtre mystérieuse dont les vitres sont d'une couleur opaque.

Je décide de l'ouvrir et j'y aperçois un monde datant du Moyen-Âge, j'observe un monde que je ne connais que par des œuvres artistiques ou au travers les livres du lycée, j'aimerais m'y aventurer mais un mur invisible m'en empêche comme si cette fenêtre était une brèche temporelle, comme un tableau vivant. Je vois passer devant mes yeux le Roi de France et la noblesse du château je me rends très vite compte que je suis à Versailles dans la grande salle de bal du château. 

Je pus voir aussi Mme de Pompadour la maîtresse du Roi de France, à travers cette fenêtre j'appris en un fragment de temps ce que j'ai appris en 10 ans sur les bancs de l'école, je regardais attentivement le déroulement de la soirée quand l’écho d'une discussion m'interpella. Il s'agissait d'un complot contre le Roi une sorte de coup d'État… L’Histoire se retraçait devant moi.




Djeka