Présentation des ateliers


Atelier #1, les murs, Bozier. Présentation, textes.


Atelier #2, StreetView, Flaubert, Bergounioux, Hodasava. Présentation, textes.


Atelier #3, Lycée absent ? Graff. Présentation, textes.


Atelier #4, Le banal explose à la figure. Kaplan. Présentation, textes.


Toutes les consignes. On peut aussi naviguer via le nuage de mots-clés sur le côté…


ateliers donnés par Joachim Séné, au groupe "Littérature et société"

de Michel Brosseau, professeur de Lettres au Lycée Jacques Monod de Saint-Jean de Braye

printemps 2014

Affichage des articles dont le libellé est Alice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alice. Afficher tous les articles

vendredi 23 mai 2014

Odeur semblable

Un jour que je passais dans le métro j'ai vu une fille qui avait le dos tourné je ne lui aurais d'ordinaire pas accordé trop d'importance mais elle avait le même parfum que moi. C'était la même odeur sucrée et délicate qu'elle laissait derrière son passage et ses cheveux détachés avaient le même aspect que les miens. Je suis sûre qu'elle avait utilisé le même shampooing, le même après-shampooing, la même serviette, je suis sûre qu'elle avait appliqué les mêmes frictions avec ses mains sur sa chevelure encore humide, je suis sûre qu'elle avait mis le même masque que moi sinon ses cheveux n'auraient pas eu cet aspect là, j'étais également sûre que son sèche-cheveux était similaire au mien, que sa brosse était la même, et que sa façon de se faire une tresse la nuit pour obtenir de belles ondulations était exactement similaire à ce que je faisais ; cette fille utilisait les mêmes gestes que moi pour soigner ses cheveux… Je repassais dans ma tête les gestes que j'avais effectués la veille sous la douche… Le métro continuait son chemin et je me demandais sans arrêt comment fait-elle, pour obtenir avec ses cheveux le même parfum, et le même aspect que ceux que j'avais sur le crâne. Cette question m'obnubilait car même avec des produits similaires chacun a un brin de cheveu différent, là non, pas cette fois, c'était un phénomène qui défiait toutes les lois mathématiques et physiques actuellement disponibles sur la surface de la planète terre. POURQUOI POURQUOI POURQUOI et surtout comment est-ce possible ? Je ne trouvais pas d'argument raisonnables qui auraient pu expliquer le fait qu'une personne ait les mêmes cheveux que moi… Le métro s'arrêta, on était au terminus et cet individu descendit comme moi d'ailleurs, je remarquais qu'elle avait à peu près la même taille et la même carrure que moi… Elle emprunta les mêmes petites venelles et entra dans mon jardin puis elle se retourna et je reconnus ma sœur… 
Tout a donc une explication même si on ne la trouvait pas dans l'immédiat…

Alice

vendredi 16 mai 2014

Un trajet

C'est un bâtiment gris, triste et sale. La grille a des couleurs rouges et vertes et des vitres en plastique, jaunies par le temps, par le passage, par les chewing-gums et les coups de pieds… Les couloirs sont vides et l'on s'y perd… À chaque carrefour trois nouvelles voies font leur apparition… On en choisi une au hasard. Des morceaux de plafond tombent sur nos têtes, les murs sont sales. Sur les portes des lettres et des chiffres sont inscrits comme G21 ou I34… Tout à coup une alarme incendie se déclenche et de toutes ces salles étranges sort des millions de personnes immenses avec des jeans. Elles se mettent à crier, à se bousculer, à se taper dans les mains, à rire, à pleurer, à râler, à se plaindre, à attendre, à critiquer, à sortir des feuilles et les lire, à stresser, à réciter des leçons, à envoyer des messages… Et puis encore une fois cet horrible bruit qui crisse aux oreilles retentit et là, tout le monde entre à nouveau dans une salle pour une heure. Un groupe d'environ 35 petites personnes reste cependant à attendre... Vont ils se faire gronder ? Se seraient-ils tromper de direction, et perdus dans cet immense labyrinthe ? Certains disent « mais c'est bon là on y va maintenant ». Tandis que d'autres répliquent « non il nous faut encore patienter 15 minutes avant de nous en aller ». Puis une grande personne arrive et enfin toutes ces personnes s'engouffrent dans une salle aux tables dégradées et aux chaises qui couinent… Un bureau est tout seul et fait face à tous les autres, naturellement la grande personne s'y installe. Derrière elle, un écran blanc ou bleu, on ne sait pas trop… Cette grande personne se déplace pour aller à un poste relié au mur par des fils et commence à citer les noms auxquels petit à petit les élèves répondent… Ça ressemble un peu à une sorte de rituel, ou aux pratiques d'une secte sans que cela ne choque personne. À la fin de cette période le bruit retentit le bruissement des chuchotements devient plus fort et les cris reviennent, on se sent oppressé dans cette foule, il y a une proximité physique indescriptible. Certains se retournent pour vérifier que la carapace qu'ils ont sur le dos est toujours en place et que personne ne vient mettre ses mains dedans. On se dirige machinalement vers un endroit étrange, tout d'abord on traverse une sorte de passerelle où le bruit des pas résonnent jusqu'à vous faire mal à la tête. Puis on patiente (ou on s'éternise) dans une file d'attente de 150 km. C'est un moment détestable avec un mélange de sueur d'énervement de bruit d'estomac de soupir de « aller on a fait la moitié » durant 20 minutes qui paraissent infinissables… Arrivé au bout on passe une sorte de pass comme un identifiant secret… Pour prouver que l'on a mérité quelque chose. Une personne se tient en face de vous pour contrôler et vérifier que tout se passe dans l'ordre. On descend des escaliers, on prend un plateau, on se sert de ce que l'on veut dans les étalages proposés puis on monte à nouveau des escaliers pour rester assis à une table pendant 15 minutes maximum au bout desquelles on redescend le plateau qu'on dépose sur un tapis coulissant et on le regarde s'éloigner dans des pièces interdites où sont retirés les élément en métal comme les couverts…

Alice

jeudi 24 avril 2014

Un parfum de tranquillité


Louise commença son chemin en quittant sa petite cabane où elle venait se reposer loin de la tempête familiale. Son père et sa mère n'arrêtaient pas de se disputer et elle n'arrivait plus à se concentrer pour travailler. Elle aimait bien cet endroit, calme et reposant, cette toute petite plage n'appartenait qu'a elle, c'était là quelle venait quand elle avait une dure journée. Le bleu et l'immensité lui donnait des frissons et elle se sentait libre. Elle ramassa ses affaires, mis ses livres dans son sac rangea ses partitions, nettoya son instrument et le remis dans son étui pour l'enfouir sous les couvertures. Elle ferma la porte à clé derrière elle et resta un peu sur cette minuscule crique isolée du monde avec son sable humide. Quand elle levait les yeux et qu'elle regardait derrière elle, elle voyait une colline, une grande étendue d'herbe fraîche d'un vert éblouissant. Il y avait des moutons. Elle aimait bien les moutons… Elle jeta un dernier regard à ce paysage magnifique mis son sac sur son épaule et tourna le dos à cette mer calme… Elle marchait tranquillement sur la route qui longeait cette étendue de bleu de vert de gris et d'espoir quand elle vit une voiture, chose extrêmement étrange car il n'y avait d'habitude pas beaucoup de circulation. Cette voiture roulait un peu trop vite à son goût, elle la frôla. Louise se retourna pour suivre sa trajectoire tandis que ses cheveux volaient puis la voiture freina et fit marche arrière, elle recula jusqu'à atteindre la fille ouvrit la fenêtre et Louise reconnu sa grand-mère. Elle ne l'avait pas vu depuis au moins dix ans mais elle sut que c'était elle dès le premier coup d'œil. Cette vielle dame l'invita à entrer dans sa voiture, elle conduisait en longeant la bordure de la mer mais à la grande surprise de sa petite fille tourna dans une forêt ou elle gara la voiture et descendit pour continuer à pied et  montrer à sa petite fille un château en ruine avec un point d'eau encore plus apaisant que celui de la cabane. Il y avait un parfum de pin et de feuilles mortes, d'herbes abandonnés, de tranquillité. Émerveillée par cet endroit Louise en oublia la présence de sa grand-mère et celle ci lui posa alors des questions, la jeune fille y répondait avec plaisir et oublia un peu tous ses problèmes… Elle était contente d’être là, avec sa grand-mère et elle profitait simplement du moment présent.

Alice