Présentation des ateliers


Atelier #1, les murs, Bozier. Présentation, textes.


Atelier #2, StreetView, Flaubert, Bergounioux, Hodasava. Présentation, textes.


Atelier #3, Lycée absent ? Graff. Présentation, textes.


Atelier #4, Le banal explose à la figure. Kaplan. Présentation, textes.


Toutes les consignes. On peut aussi naviguer via le nuage de mots-clés sur le côté…


ateliers donnés par Joachim Séné, au groupe "Littérature et société"

de Michel Brosseau, professeur de Lettres au Lycée Jacques Monod de Saint-Jean de Braye

printemps 2014

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vendredi 23 mai 2014

L'album de musique

Il y a cet album de musique qui porte mon prénom, je ne connais ni le genre ni l'auteur mais il porte mon prénom. Je l'ai vu dans un kiosque en bas dans la rue, je ne connais pas mais je l'ai acheté. Pourquoi je ne sais pas, ça me perturbe, ça me déboussole il faut que je sache. Mon prénom je le porte parce que il reflète d’où je viens ou plutôt de qui je viens. Alors que signifie mon prénom sur cette pochette, une marque de fantaisie ? Mes camarades pensent que je suis trop paranoïaque et m’ont dit que si j'étais si perturbée à cette idée c'était parce que mon prénom était unique, et c'était peut-être le fait de lui enlever son originalité, qui au final me perturbait. En fin de compte ils ont sûrement raison, cette réponse logique m'a apaisée. 

On nous dit qu'il faut se démarquer, et que l'originalité est récompensée pourquoi alors faire des copier-coller de chaque chose unique pour au final qu'elles soient dépassées et mélangées à la masse ? Il y a des causes à ce copier-coller. Pour être fun. Pour être rebelle. Pour s'intégrer. Ou pour ne pas être rejeter, alors on confond l'originalité à la masse.

Djeka

vendredi 16 mai 2014

Le self (1)

Le self, un bloc de béton, des tables, des chaises.

À l'heure de 12 h une masse de centaines de visages se collent les uns aux autres. Une machine en métal pour limiter le passage à la foule. En bas la circulation est vivace, des visages surgissent de part et d'autre. C'est une usine à produire la nourriture, les gens s'y bouscule. Ils sont enfermé dans un espace clos et ajouré ou la lumière rend aveugle. Des voix de partout, des airs de musique ou de simples paroles.

Pour y passer 10min, ¼ d'heure, ou pas.

jeudi 24 avril 2014

Le tunnel

La tour Eiffel, une vue que tout touriste est amené à venir voir une fois dans sa vie. C'est ici le cas d'Eléanore, une jeune fille pleine de vie, elle adore voyager et à chaque fois qu'elle part en excursion, elle part de Paris un petit air de nostalgie. Elle se dirige vers la gare d’Austerlitz pour prendre le train « Eurostar » d'Austerlitz une nouvelle ligne pour traverser l'Europe entière. 

Elle s'était embarqué pour 2 jours et demi de trajet. Elle sortit son calepin à dessins et commença à dessiner le paysage qui l'entourait, un paysage qui allait à toute allure en passant par l’Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, duquel un bref croquis fut tiré. 


Il y eut quelque soucis lors du voyage, quelques problèmes techniques, en effet le train venait de passer un tunnel étrange entouré de nuages elle n'en croyait pas ses yeux. Le conducteur et le personnel du train firent descendre tout les passagers, Eléanore se retrouva à traverser un tunnel sombre dont on ne savait pas l'existence, elle songea au magnifique paysage qu'elle aperçut avant que n'adviennent les quelques soucis, un ciel d'un bleu intense mais clair, des nuages aux alentours comme si le train et ces passagers ne se trouvaient plus sur la terre ferme comme un départ aux pays des merveilles. 

Lorsqu'elle arriva au bout du tunnel un paysage somptueux se dressa devant elle une plage magnifique, serait-elle arrivée ? Elle n'en savait rien mais l'endroit avait comme un air familier, comme un souvenir lointain, au loin elle vit qu'on lui faisait un signe de la main ne se doutant pas encore de l'identité de la personne elle s'avança et reconnu le seul amour qu'elle eut dans sa vie, David qui en faite l'avait suivi depuis Paris. Ils se retrouvèrent sur une plage somptueuse, une eau turquoise un sable fin des arbres exotiques, comme si le tunnel mystérieux les avait menés à se retrouver dans un décor idyllique pour célébrer des retrouvailles inattendues.



Djeka

vendredi 28 mars 2014

L’Histoire se retraçait devant moi

Ce mur est en béton recouvert de carrelage blanc, avec dessus un panneau publicitaire reflétant une lumière violette sur une affiche de festival musical.

Ce mur me rappelle une sortie dans une ruelle sombre, la sortie d'une boîte de nuit un peu sinistre. Des lueurs violettes pour accentuer ce côté dangereux. Mais une chose me distrait sur ce mur, il me semble voir une fenêtre mystérieuse dont les vitres sont d'une couleur opaque.

Je décide de l'ouvrir et j'y aperçois un monde datant du Moyen-Âge, j'observe un monde que je ne connais que par des œuvres artistiques ou au travers les livres du lycée, j'aimerais m'y aventurer mais un mur invisible m'en empêche comme si cette fenêtre était une brèche temporelle, comme un tableau vivant. Je vois passer devant mes yeux le Roi de France et la noblesse du château je me rends très vite compte que je suis à Versailles dans la grande salle de bal du château. 

Je pus voir aussi Mme de Pompadour la maîtresse du Roi de France, à travers cette fenêtre j'appris en un fragment de temps ce que j'ai appris en 10 ans sur les bancs de l'école, je regardais attentivement le déroulement de la soirée quand l’écho d'une discussion m'interpella. Il s'agissait d'un complot contre le Roi une sorte de coup d'État… L’Histoire se retraçait devant moi.




Djeka