Présentation des ateliers


Atelier #1, les murs, Bozier. Présentation, textes.


Atelier #2, StreetView, Flaubert, Bergounioux, Hodasava. Présentation, textes.


Atelier #3, Lycée absent ? Graff. Présentation, textes.


Atelier #4, Le banal explose à la figure. Kaplan. Présentation, textes.


Toutes les consignes. On peut aussi naviguer via le nuage de mots-clés sur le côté…


ateliers donnés par Joachim Séné, au groupe "Littérature et société"

de Michel Brosseau, professeur de Lettres au Lycée Jacques Monod de Saint-Jean de Braye

printemps 2014

Affichage des articles dont le libellé est mort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mort. Afficher tous les articles

jeudi 24 avril 2014

La solitude qui était en lui

Je me souviens du dernier étage de cet immeuble ou Mr. Poiret, 60 ans, un homme d'une telle bravoure en lui, il a consacré sa vie pour son travail, il en passé des heures et des heures, pour lui son travail c'était sa deuxième famille, malgré que quelque fois il faisait mal son travail, il a été averti plusieurs fois. Mr Poiret n'avait plus de famille ni de femme, ni d'enfant, il n'y avait que de la solitude qui était en lui, alors pour éviter qu'il se retrouve seul, Mr. Poiret allait au travail, son travail c'était dans le domaine du transport routier, mais celui-ci sera renvoyé après un faute très grave et après multiples avertissements, il est définitivement renvoyé, sur le champ. Mr Poiret essaya de se défendre en disant que son travail est tout pour lui et qu'il était seul et que personne pouvait s'occuper de lui. Son patron avec son air sadique, il n'a rien voulu savoir. Mr Poiret sortit du bureau du patron en larmes même ses collègues étaient touchés de son histoire et qui eux-mêmes pleuraient aussi, ils essayèrent de le réconforter pour qu'il garde le moral. 
Mr Poiret se mit à l’alcool, plus les jours passaient, plus Mr Poiret était tenté de se suicider, et ce jour arriva il regarda cet immeuble, il monta tout en haut, en ayant l'envie de se tuer, moi qui visitais cette ville, je voyais un homme en haut de l’immeuble, je me suis précipité à venir à son aide mais c'était trop tard, il avait déjà sauté.



Maxime

L'Histoire de Garance


    Cette vue, c'est la où commença l'histoire de Garance, elle venait de commencer son voyage scolaire à Barcelone avec les camarades de son collège. Ils débutaient leur voyage sur cette place, où ils allaient embarquer sur un bateau mouche pour visiter le port de Barcelone. Il faisait beau et chaud pour un premier jour, ils montèrent dans le bateau et commencèrent la visite. La jeune fille vit un endroit dont elle avait rêvé il y a un peu plus d'un an, c'était une plage secrète où elle avait passé ses vacances dernières avec sa meilleure amie, Juliette. Elle était toute émue de revoir ce paysage, beaucoup de souvenirs lui refont surfaces. Le voyage se termina, elle rentra chez elle et raconta tout son voyage à sa meilleure amie, elles décidèrent ensemble de se faire un voyage toutes les deux en Australie.




    Quatre mois passèrent et les deux jeunes filles étaient en vacances en Australie depuis deux jours. Elles étaient sur cette plage déserte en train de bronzer et de se raconter des histoires. Juliette avait une grave maladie depuis la naissance, elle ne pouvait pas se guérir,  elle savait qu'il ne lui restait plus que quelques années à vivre. Elles décidèrent d'en profiter a fond et de s'amuser autant qu'elles pouvaient. Juliette demanda à Garance que quand elle ira au paradis, elle voudra être enterrée la où elles se sont connues et où elles allaient jouer quand elles étaient petites.

    Quand elles rentrèrent d'Australie, Juliette allait de plus en plus mal et finissait ses derniers jours à l’hôpital en présence de Garance qui avait toujours été là pour elle.

    Le lendemain, Juliette ne respirait plus, elle n'était plus en vie.

    Pour son enterrement Garance avait bien respecté ce que Juliette lui avait demandé, elle était toute émue que se soit ici qu'elle était enterrée car comme ça elle pouvait toujours lui raconter ses histoires la où elles s'étaient connues.

    Julie Tillay

jeudi 27 mars 2014

Murs oubliés

pendant que les élèves de Michel Brosseau écrivaient, je me suis prêté au jeu…
JS - 31/3/2014

C'est la tranche d'une ancienne maison qui est peinte sur ce mur, c'est à dire que ce mur est un mur extérieur de maison, mais au lieu de voir la pierre, du lierre, comme on en verrait sur n'importe quelle autre maison du quartier, on voit qu'une autre maison était collée là, et a été démolie, laissant apparaître la trace de ses anciennes pièces. Un salon jaune (ou était-ce une grande chambre ?), une chambre bleue, un papier peint fleuri (les toilettes peut-être, ou l'extrémité d'un couloir), du vert amande (salle de bain ?), la trace d'une cheminée. Comme si la maison avait été coupée net, laissant sa trace sur le mur voisin. Laissant place à la rêverie de ce qui fut là, des vies qui ont passé ici, dans ce qui reste à la place, c'est à dire le vide devant les couleurs des murs, au-dessus du terrain vague.


Posons ici une fenêtre, sur le mur jaune par exemple, le mur du salon, une fenêtre à montant de bois sombre, à rideaux blanc aux crochet, qui grince quand on l'ouvre ; ouvrons. La pièce n'est pas un salon, mais une salle à manger, il y a une grande table en chêne qui prend tellement de place qu'on se demande comment l'on peut tirer les chaises autour. Sur la table, un mort est embaumé. Sa famille, ses amis sont dans le salon, à côté, et dans la cuisine, je les entends murmurer, faire tinter quelques tasses, personne n'ose parler trop fort en présence d'un mort. Tout le monde est triste, c'est normal, mais heureux qu'il ait pu partir comme ça, à quatre-vingt six ans, dans son sommeil, calmement, après une soirée d'adieux prévue de longue date pour que tout le monde puisse venir, ceux de loin aussi. Et aujourd'hui, tout le monde va l'accompagner au crématorium, après que les pompes funèbres ont pu l'embaumer et l'installer là. C'est bientôt l'heure du départ, on termine le café, encore un biscuit, on range un peu, on se demande qui va suivre le corbillard en premier, qui va jouer le rôle de voiture balai, avec la route vide derrière. Et puis c'est l'heure, et tout le monde est soulagé, car il faudrait toujours pouvoir dire au-revoir deux fois : une fois au vivant, et une fois au mort.